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[BD] Le singe de Hartlepool, LUPANO et MOREAU

Publié le par Lylou

[BD] Le singe de Hartlepool, LUPANO et MOREAU
Présentation :
1814, au large des côtes du petit village anglais de Hartlepool, un navire de la flotte napoléonienne fait naufrage lors d'une tempête. Au petit matin, sur la plage, les villageois retrouvent un survivant parmi les débris. C'est un singe qui jouait le rôle de mascotte à bord du vaisseau, et qui porte l'uniforme français. Or les habitants de Hartlepool DÉTESTENT les Français, même s'ils n'en ont jamais vu en vrai. D'ailleurs, ils n'ont jamais vu de singe non plus. Mais ce naufragé arrogant et bestial correspond assez bien à l'idée qu'ils se font d'un Français... Il n'en faut pas plus pour qu'une cour martiale s'improvise.
 
Mon avis :
Je n'achète (malheureusement) plus beaucoup de BD ces derniers temps. Mais je voulais absolument celle-ci, suite aux nombreux avis très positifs que j'en avais lus. Et je ne regrette nullement cet achat ; j'ai trouvé que c'était une BD super !
D'abord, visuellement, elle est très agréable. Les pages sont agréables au toucher (ce n'est pas toujours le cas), le format n'est pas trop grand, les couleurs sont belles, aquarellées, contribuant à l'ambiance de l'histoire les traits ont un style qui m'a plu.
Concernant l'histoire, tout commence par le nauffrage d'un bateau français au large des côtes anglaises. Les habitants de Hartlepool vont passer toute leur haine envers les Français sur le singe rescapé de la catastrophe, le prenant pour un Français lui-même. C'est une BD reprenant une légende anglaise, à la limite du conte philosophique sur la bêtise humaine, à l'entêtement que les hommes peuvent avoir dans leur haine, et à l'aveuglement qui peut en découler. Une histoire cruelle agrémentée de quelques "clins d'oeil", au service d'une belle réussite réflexive !
[BD] Le singe de Hartlepool, LUPANO et MOREAU

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[LECTURE] La ballade de Lila K., Blandine LE CALLET

Publié le par Lylou

[LECTURE] La ballade de Lila K., Blandine LE CALLET
La ballade de Lila K, c’est d’abord une voix : celle d’une jeune femme sensible et caustique, fragile et volontaire, qui raconte son histoire depuis le jour où des hommes en noir l’ont brutalement arrachée à sa mère, et conduite dans un Centre, mi-pensionnat mi-prison, où on l’a prise en charge.
Surdouée, asociale, polytraumatisée, Lila a tout oublié de sa vie antérieure. Elle n’a qu’une obsession : retrouver sa mère, et sa mémoire perdue.
Commence alors pour elle un chaotique apprentissage, au sein d’un univers étrangement décalé, où la sécurité semble désormais totalement assurée, mais où les livres n’ont plus droit de cité.
Au cours d’une enquête qui la mènera en marge de la légalité, Lila découvrira peu à peu son passé, et apprendra enfin ce qu’est devenue sa mère. Sa trajectoire croisera celle de nombreux personnages, parmi lesquels un maître érudit et provocateur, un éducateur aussi conventionnel que dévoué, une violoncelliste neurasthénique en mal d’enfant, une concierge vipérine, un jeune homme défiguré, un mystérieux bibliophile, un chat multicolore...
 
Roman d’initiation où le suspense se mêle à une troublante histoire d’amour, La ballade de Lila K est aussi un livre qui s’interroge sur les évolutions et possibles dérives de notre société.
 
La petite Lila est violemment arrachée à sa mère alors qu'elle a 4 ans (je crois) et se retrouve amenée dans un centre. La vie pour elle là-bas est dès le départ désagréable : elle ne se mêle pas aux autres, est isolée. A côté de ça, elle développe une intelligence poussée et apprend tout très rapidement. Cependant, cela ne lui donne pas les faveurs des équipes.
Jusqu'au jour où arrive l'exception avec Monsieur Kauffmann. Ce gros monsieur va lui apprendre les mots, lui faire écouter de la musique, lui apprendre des poèmes et des langues étrangères.

Pour mes dix ans, M. Kauffmann m'a offert une boussole, un modèle très ancien et très beau ayant appartenu à son arrière-grand-père. Pour t'aider à trouver ton chemin dans la vie, a-t-il déclaré en me la déposant dans le creux de la main.
- Dites donc, la métaphore est un peu usée ! Vous auriez pu trouver autre chose.
- Si elle est usée, c'est qu'elle a fait ses preuves., a-t-il rétorqué avec un grand sourire.
J'ai souri à mon tour, et j'ai senti, à cet instant précis, que nous étions vraiment réconciliés.

La troisième année du protocole a été l'occasion d'un grand bouleversement. Un matin, M. Kauffmann a débarqué dans ma chambre en poussant devant lui un énorme caisson à roulettes.
- Qu'est-ce que c'est, monsieur Kauffmann ?
Il s'est assis sur le lit, l'air mystérieux, et d'un geste solennel a soulevé le couvercle du caisson.
- Viens donc voir, fillette !
Je me suis approchée.
- On appelle ça des livres. Tu vas voir, tu n'en reviendras pas.
J'ai levé un sourcil sceptique. Il avait beau dire, ça ne payait pas de mine. Mais lui semblait très excité. Il s'est emparé d'un volume, puis il l'a soulevé à hauteur de mes yeux.
- Regarde bien, Lila.
J'ai soudain vu le livre s'ouvrir entre ses mains, éclater en feuillets, minces, souples et mobiles. C'était comme une fleur brutalement éclose, un oiseau qui déploie ses ailes.

Dès lors, la petite fille apprend peu à peu à communiquer. Monsieur Kauffman et elle tisse ainsi un lien particulier, autour de cet apprentissage, mais aussi dans le désir de Lila de retrouver un jour sa mère. Elle devra franchir les obstacles, les déceptions, les rencontres, pour garder cet espoir.
Au fil de la lecture, on devine en toile de fond, des institutions autoritaires, que ce soit dans le Centre ou dans toute la société. Lila le découvrira au fil de ses progrès, de ses rencontres, de ses avancées, bien qu'elles soient difficiles et dépendant de personnes après d'autres.
 
J'ai aimé cette lecture, qui aborde des sujets graves, comme l'eugénisme, les sociétés ultra-sécuritaire, le tout-numérique, etc... L'ambiance m'a plu, Lila aussi, bien qu'elle paraisse parfois plus vieille qu'elle ne l'est. C'est troublant, un peu perturbant, mais pas absurde au vue de sa situation. Un belle ballade...

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[LECTURE] Garulfo, tomes 3, 4, 5, Ayrolles et Maïorana

Publié le par Lylou

[LECTURE] Garulfo, tomes 3, 4, 5, Ayrolles et Maïorana

Un prince vaniteux se change en grenouille tandis qu'un paisible batracien devient homme... Et voici Garulfo relancé dans une quête éperdue dans le monde des hommes : sorcière et princesse, ogre et roi, tournois et sortilèges sont au programme.

Lors des précédents tomes, Garulfo a bien compris qu'il n'avait rien à envier aux humains et redevient grenouille à sa plus grande joie. Mais tout n'est pas si simple puisque, pour que l'équilibre se maintienne, lorsqu'il est devenu humain, un humain, lui, est devenu grenouille. Il s'agit de l'orgueilleux prince Romuald. Les deux se rencontrent, et la rencontre entre ces deux personnages dans le corps l'un de l'autre apporte sa dose de rebondissements et de piquant. 

A côté de leurs péripéties, il y a aussi celles de la princesse Ephilie, qui joue un peu à "la belle et la bête" en allant trouver un gros ogre, moins méchant qu'il n'y paraît, dans son antre.

Les deux comparses homme et grenouille essaie de la retrouver afin d'en obtenir le baiser qui leur fera retrouver leur carcasse respective. Mais rien n'est simple, et ils devront aller jusqu'à un tournoi acharné pour espérer leur retour à la normale.

J'ai retrouvé cette BD avec plaisir, peut-être même en préférant ces tomes-ci aux précédents. De l'action, de l'humour, de petites touches plus tendres... C'est une BD bien remplie, dont je lirai le tome suivant très prochainement.

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[LECTURE] Chiens de sang, Karine GIEBEL

Publié le par Lylou

[LECTURE] Chiens de sang, Karine GIEBEL
Ils sont là. Derrière. Ils approchent.
Aboiements. Tonnerre de sabots au galop…
La forêt est si profonde… Rien ne sert de crier. Courir. Mourir. C’est le plus dangereux des jeux. Le dernier tabou. Le gibier interdit…
Le hasard les a désignés. Diane aurait dû rester à l’hôtel, ce jour-là. Au mauvais endroit, au mauvais moment… Maintenant, ils sont derrière, tout près. Courir. Mourir.
Quant à Rémy le SDF, s’il a perdu tout espoir depuis longtemps, c’est la peur au ventre qu’il tente d’échapper à la traque. Ils sont impitoyables, le sang les grise. Courir. Mourir.
C’est le plus dangereux des jeux. Qui en réchappera ?
 
Bien que j'aime beaucoup l'auteur, je n'ai pas vraiment aimé ce roman-ci. J'ai grandement préféré "Meurtres pour rédemption" ou "Juste une ombre" par exemple.
On se retrouve ici plongé dans une double course-poursuite. Certes il n'y a pas de temps mort, le rythme est soutenu, marqué par des phrases courtes, un rythme haché. Je n'ai pas beaucoup accroché à celui-ci, même s'il est sans doute utilisé à cette fin, pour transcrire l'aspect "haletant" et le suspense qui peut en découler.
Outre la chasse à l'homme, ce sont aussi quelques sujets de société qui sont soulevés, notamment la vie des "laissés pour compte", oubliés de tous, et de ce que peut représenter ou non leur sort.
Si vous souhaitez découvrir Karine Giebel, ce n'est pas ce livre que je recommanderai. A moins que vous lisiez ses écrits dans l'ordre de leur parution ; vous pourrez ainsi vous rendre compte de l'évolution de l'auteure, ses dernières parutions étant à mon goût bien meilleures. 

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